vendredi 24 novembre 2006
Babel
Il faut voir le film en VO, bien entendu... pour un film qui s'appelle BABEL, c'est bien le moindre... Et parcequ'on parle en language des signes, en français, en américain, en japonais, en marocain, en espagnol... il serait dommage de ne pas en profiter !
Le film vous entraine dans plusieurs pays, pour suivre différents personnages, tous liés par une même histoire... Les pièces du puzzle se mettent en place progressivement et l'on s'attache progressivement aux protagonistes...
C'est sans doute l'un des rares films qui m'a procuré de vraies sensations de spectateur (toujours en train d'analyser les films, et j'ai un peu de mal à entrer dedans...)... J'ai partagé la peine du couple, la détresse de la jeune sourde et muette, j'ai angoissé pour les enfants du couple, j'ai versé ma larme pour... et puis non je ne vous le dirai pas
Bien que tout cela soit un exercice de style, bien que les ressorts dramatiques soient parfois un peu évident... J'ai marché.
Sur le plan de l'écriture, Babel est un bel exemple de scénario déconstruit... On éclate complètement le récit, ce qui a pour effet de maintenir constamment le spectateur en haleine, tout en lui permettant de ménager des périodes sur un tempo plus bas... La tension et le suspens s'accroissent, les histoires s'entrecroisant dans un ordre qui n'est pas chronologique, bien qu'on sache globalement où l'on va, dans la mesure où une séquence d'annonce nous place dans une espèce d'ironie dramatique.
La distribution est épatante... Que ce soit pour les premiers rôles ou les seconds... Rien à redire.
Le tout est servi par des images fantastiques et une belle photo.
(article publié sur mon précédent blog)
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire