Vu hier The Hobbit, en 48 images secondes, en 3D et en VOST. Plus pour la curiosité des images de l'EPIC, la caméra HD de Red et le framerate augmenté au double de la vitesse normale que pour le film lui même.
Contrairement à beaucoup de gens, je n'ai pas été déçu par le procédé technique, au contraire. Cela amène une stabilité dans l'image, l'absence de saccade dans les travelling quand on bouge beaucoup de pixels et de flous de rémanence. Certains trouvent que cela fait une image bien peu cinématographique... Peut-être préféraient-ils les images qui sautent avec les poussières sur l'objectif et les rayures sur la péloche. Moi pas. Je crois que c'est un combat d'arrière garde qui ne se posera plus aux nouvelles générations de toutes manières. Ok, je trouve toujours que les chefs ops du noir et blanc savaient mieux maîtriser la photo, ok, je trouve qu'il peut y avoir un charme à tel flou qui est la conséquence du matériel. Mais j'aime les belles images de The Hobbit. Moins belles que celle de la trilogie du Seigneur des Anneaux cependant, ceci étant plutôt dû au fait qu'il y ait moins d'extérieurs et beaucoup plus de décors numériques. Gandalf et Saroumane ont 85 et 90 ans, ils se voyaient mal crapahuter dans le froid de la Nouvelle Zélande pour ce film et ont prié les équipes de tourner en Angleterre en studio. Je peux comprendre, mais on y perd. Et puis la crise est passée par là, les problèmes pour mettre en chantier le film (Jackson a repris contraint et forcé le projet après que deux autres réalisateurs aient jeté l'éponge...)
La 3D est parfaitement maîtrisée même si dans le fond, elle n'apporte rien de spécial. Simplement, peut-être que la 3D va finir par être "naturelle" au cinéma comme nous trouvons naturel de voir en relief. Est-ce que cela rend le film plus immersif pour autant ? Non. Ce qui me manque à la vérité, c'est un bon scénario.
Le film est affreusement lent à démarrer. Mais en cela comme pour le reste de l'histoire, Peter Jackson est un peu esclave de la prose de Tolkien qui se limite beaucoup à une structure combat/fuite/combat/fuite où les combats trouvent souvent leur résolution pour l'intervention d'un deus ex-machina magique. Le sel du roman de Tolkien que j'avais lu étant ado c'est justement l'imagination qui carbure et un peu plus les conflits qui sont inexistants dans cette version. Du reste on a pris un peu de libertés avec l'histoire, et pas forcément les bonnes. Faire des nains des êtres sans finesse, par exemple. Créer des personnages supplémentaires et superfétatoires comme l'orc blanc. A contrario, il aurait pu être utile de trahir un peu le script pour justement rajouter du conflit psychologique, pour réduire l'enrôlement de Bilbo dans l'aventure qui prend un temps infini. Ce scénario bancal et mal fagoté, ourdi pour séduire les plus jeunes (notez comme malgré la violence des combats, pas une goutte de sang ne coule) est vraiment décevant.
Seule la rencontre avec Gollum est une scène que je retiens. Sans doute parce qu'il s'agit là du seul personnage véritablement construit et intéressant par ses conflits et son histoire.
J'irai sans doute voir la suite pour boucler la boucle et sans doute parce que la deuxième partie sera plus consistante. Malheureusement, ce Hobbit arrive bien tard après la trilogie - la faute à ces co%%%%% d'ayants droits (une fois de plus) qui ont bloqué la mise en chantier dans le bon ordre de l'oeuvre originale - et l'effet de surprise qu'il existait à la lecture est absent, tous ces personnages sont de nous connus, et n'apportent pas grand chose de plus à leur partition originale.
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lundi 17 décembre 2012
jeudi 31 mai 2012
[CINEMA] Arrête de pleurer Pénélope
Le film n'est pas l'adaptation de la pièce que vous avez peut-être vue, où les répliques fusent et où l'humour girly nous déride sans problème. Il en va autrement dans ce film où l'histoire, le scénario, les personnages s'embourbent dans la gadoue de la campagne. Alors bien-sûr, on s'amusera bien à quelques répliques ou à la présence de Christelle Chollet (la blonde qui chante Piaf...) mais dans l'ensemble, l'ennuie est plutôt au rendez-vous, bien en deçà de ce qu'on pouvait attendre. Le fait qu'on y ajoute la présence de Maria Pacôme (transparente, comme le fantôme qu'elle est...) ou d'autres ne change rien à l'affaire.
Malgré la bonne volonté du trio féminin, on en reste à un film qui est loin d'une grande comédie. Parfois vulgaire, avec des gags lourdingues et des filles hystéro-dingues qui finissent par nous porter sur le système.
C'est dommage, parce que ce trio de nanas, on y croyait ferme.
Bon, là vous vous dites, mais pourquoi est-il allé voir ce film ? Parce que j'étais invité ! ^^
Malgré la bonne volonté du trio féminin, on en reste à un film qui est loin d'une grande comédie. Parfois vulgaire, avec des gags lourdingues et des filles hystéro-dingues qui finissent par nous porter sur le système.
C'est dommage, parce que ce trio de nanas, on y croyait ferme.
Bon, là vous vous dites, mais pourquoi est-il allé voir ce film ? Parce que j'étais invité ! ^^
mardi 29 mai 2012
[COURT] Objet trouvé.
J'avais bien aimé ce court, diffusé sur FTV il y a quelques années...
Adaptation d'une légende urbaine très réussie.
Adaptation d'une légende urbaine très réussie.
samedi 26 mai 2012
[CINE] Kaboom ne casse pas grand chose.
Pitch : Smith mène une vie tranquille sur le campus - il traîne avec sa meilleure amie, l’insolente Stella, couche avec la belle London, tout en désirant Thor, son sublime colocataire, un surfeur un peu simplet - jusqu’à une nuit terrifiante où tout va basculer. Sous l’effet de space cookies ingérés à une fête, Smith est persuadé d’avoir assisté à l’horrible meurtre de la Fille Rousse énigmatique qui hante ses rêves. En cherchant la vérité, il s’enfonce dans un mystère de plus en plus profond qui changera non seulement sa vie à jamais, mais aussi le sort de l’humanité.
Vu en DVD : "Mieux vaut tard que jamais."
Enfin... "ça, c'était avant" comme on le dit dans une pub...
Inspiré par Twin Peaks, le feuilleton qui a marqué l'enfance du réalisateur, Kaboom est un pop-corn moovie à la Scream matiné d'American Pie qui bascule assez maladroitement dans une mauvaise parodie lynchienne.
Là où Lynch nous emmène dans un univers glaçant auquel on peut croire, il n'y a aucune intention de ce genre dans Kaboom. Araki oblige...
La première partie est la vision idéalisée de la jeunesse d'aujourd'hui par un réalisateur "folle du ghetto" : pleine de couleurs, sous amphétamines, où règne un esprit festif, de liberté sexuelle totale, où la laideur n'existe pas. C'est frivole, pop et sexy, comme une publicité pour Axe. Pourquoi pas... Araki assume le fait de faire un cinéma "irresponsable", immature, de pur divertissement. Soit.
Et puis assez rapidement, on tombe dans le grand guignol avec de faux mystères qui n'arrivent pas à nous passionner, des personnages absurdes sortis d'un manga ou d'un comic-book. Une paranoïa qu'on contemple sans la partager, dommage. Le tout traité beaucoup trop sérieusement pour qu'on y voit une critique du conspirationnisme. En tous cas, le destin de ce petit monde nous indiffère royalement. On se raccroche à ce qu'on peut, la beauté magnétique des acteurs & actrices, par exemple.
Alors si on arrive à en prendre son parti, pourquoi pas, ça ne fait pas mal à l'oeil, et hélas, au cerveau non plus. Quitte à choisir de faire un cinéma gratuit dans une débauche sous acide de tout : musiques, images, sexe, etc, il aurait fallu pousser le bouchon jusqu'au bout et viser l’insolence.
Le film parait peut-être subversif pour une société américaine catho et bien sous tous rapports, mais vu de France, le film semble bien tiède et très loin de secouer le spectateur que je suis.
Vu en DVD : "Mieux vaut tard que jamais."
Enfin... "ça, c'était avant" comme on le dit dans une pub...
Inspiré par Twin Peaks, le feuilleton qui a marqué l'enfance du réalisateur, Kaboom est un pop-corn moovie à la Scream matiné d'American Pie qui bascule assez maladroitement dans une mauvaise parodie lynchienne.
Là où Lynch nous emmène dans un univers glaçant auquel on peut croire, il n'y a aucune intention de ce genre dans Kaboom. Araki oblige...
La première partie est la vision idéalisée de la jeunesse d'aujourd'hui par un réalisateur "folle du ghetto" : pleine de couleurs, sous amphétamines, où règne un esprit festif, de liberté sexuelle totale, où la laideur n'existe pas. C'est frivole, pop et sexy, comme une publicité pour Axe. Pourquoi pas... Araki assume le fait de faire un cinéma "irresponsable", immature, de pur divertissement. Soit.
Et puis assez rapidement, on tombe dans le grand guignol avec de faux mystères qui n'arrivent pas à nous passionner, des personnages absurdes sortis d'un manga ou d'un comic-book. Une paranoïa qu'on contemple sans la partager, dommage. Le tout traité beaucoup trop sérieusement pour qu'on y voit une critique du conspirationnisme. En tous cas, le destin de ce petit monde nous indiffère royalement. On se raccroche à ce qu'on peut, la beauté magnétique des acteurs & actrices, par exemple.
Alors si on arrive à en prendre son parti, pourquoi pas, ça ne fait pas mal à l'oeil, et hélas, au cerveau non plus. Quitte à choisir de faire un cinéma gratuit dans une débauche sous acide de tout : musiques, images, sexe, etc, il aurait fallu pousser le bouchon jusqu'au bout et viser l’insolence.
Le film parait peut-être subversif pour une société américaine catho et bien sous tous rapports, mais vu de France, le film semble bien tiède et très loin de secouer le spectateur que je suis.
samedi 19 mai 2012
[CINE] Les aventures de Philibert, capitaine puceau : pas si mal !
Vu sur Canal Plus ces jours-ci, "Philibert Capitaine Puceau" écrit par Karine Angeli et Jean-François Halin.
Réalisé par Sylvain Fusée.
Un film dans la veine de OSS117, à la fois hommage et parodie d'un genre cinématographique, le film de cape et d'épées. Tous les gimmicks y sont : les couleurs flashy du technicolor d'époque, les prises de vue accélérées pour les chevaux, les bruitages non raccords, etc. Et bien-sûr, le côté surjoué et emphatique des comédiens, la mise en scène théâtrale, les décors de carton pâte...
Les comédiens jouent bien leur partition, Jérémie Renier très drôle et parfait dans ce rôle de héros benêt, Alexandre Astier prend un plaisir visible à incarner le méchant, etc. Alors que manquait-il à ce film pour qu'il attire du monde en salle au lieu de faire un four ? Sans doute un peu d'irrespect et plus d'humour, de déconne. Assez vite, certaines vannes sont attendues car trop récurrentes. Pour séduire aujourd'hui sur un film de cape et d'épées - un pari risqué - il faut y apporter autre chose qu'un simple regard attendri, sous peine de faire un film qui paraît aussi désuet que les originaux.
On est assez loin d'un film à hurler de rire, c'est bien le problème pour une comédie...
Réalisé par Sylvain Fusée.
Un film dans la veine de OSS117, à la fois hommage et parodie d'un genre cinématographique, le film de cape et d'épées. Tous les gimmicks y sont : les couleurs flashy du technicolor d'époque, les prises de vue accélérées pour les chevaux, les bruitages non raccords, etc. Et bien-sûr, le côté surjoué et emphatique des comédiens, la mise en scène théâtrale, les décors de carton pâte...
Les comédiens jouent bien leur partition, Jérémie Renier très drôle et parfait dans ce rôle de héros benêt, Alexandre Astier prend un plaisir visible à incarner le méchant, etc. Alors que manquait-il à ce film pour qu'il attire du monde en salle au lieu de faire un four ? Sans doute un peu d'irrespect et plus d'humour, de déconne. Assez vite, certaines vannes sont attendues car trop récurrentes. Pour séduire aujourd'hui sur un film de cape et d'épées - un pari risqué - il faut y apporter autre chose qu'un simple regard attendri, sous peine de faire un film qui paraît aussi désuet que les originaux.
On est assez loin d'un film à hurler de rire, c'est bien le problème pour une comédie...
mardi 15 mai 2012
[CINE] Le concert : la surprise du chef !
Je viens de voir le film "Le concert" que je n'avais pas eu l'occasion de voir auparavant. J'ai plutôt bien aimé, je vais coller un tag "pas mal"... A partir du moment où l'on accepte le style du film (qu'on accepte la caricature, etc.) restent quelques problèmes de rythmes. Les conflits ne sont pas toujours très bien exploités et la résolution des problèmes se fait un peu rapidement, sans réelle confrontation. La fin est un peu vite expédiée par rapport à l'exposition très longue des méandres de l'intrigue avec parfois des situations un peu grotesques... Mais bon, dans l'ensemble, on ne passe pas un mauvais moment, la distribution est solide et il y a quelques apparitions sympathiques comme Guillaume Gallienne.
La surprise du chef, je constate donc quelques années après que ma voiture joue dans le film... Bon c'est un peu tard pour faire un procès à la production pour leur dire que ça m'a causé préjudice, hein ! :-)
La surprise du chef, je constate donc quelques années après que ma voiture joue dans le film... Bon c'est un peu tard pour faire un procès à la production pour leur dire que ça m'a causé préjudice, hein ! :-)
mercredi 2 mai 2012
[FESTIVAL] Cannes 2012, l'injure du jury.
La composition du Jury du prochain Festival de Cannes présidé par le réalisateur, acteur, producteur italien Nanni Moretti est à présent connue. Pour départager les 22 films en compétition, on retrouve Hiam Abbass (actrice, réalisatrice palestinienne), Andrea Arnold (réalisatrice et scénariste britannique), Emmanuelle Devos (actrice française) et Diane Kruger (actrice allemande) Ewan Mc Gregor (acteur britannique), Alexander Payne (réalisateur, scénariste et producteur américain), Raoul Peck (réalisateur, scénariste, producteur haïtien)... ET (roulement de tambour) Jean Paul Gaultier.
Si je ne doute pas une seconde de la cinéphilie du costumier de cinéma qu'est aussi Jean-Paul Gaultier, je me dis une fois de plus qu'on met plus de soin à choisir l'invité "bling-bling" du jury qu'à réfléchir deux secondes à l'intérêt d'inviter au moins un scénariste.
Seulement un scénariste de profession ou dont l'activité principale est d'écrire pour le cinéma ou même la télévision - si le monde du cinéma daigne considérer le media - pas un auteur également réalisateur (Ha ! La nouvelle vague, l'auteur-réalisateur...), pas également producteur, pas acteur, pas éclairagiste ou plongeur au Martinez les soirs de disette. Pas un romancier, un écrivain qui aurait un lointain rapport avec le cinéma ou qui aurait été adapté par un autre, pas un journaliste ou un critique. Non...
Juste le type obscur et infréquentable qui écrit seulement le scénario, les dialogues. Celui qui passe quelques mois ou années de sa vie à construire une histoire, parfois en "free-lance" total, en supportant tous les risques, sans garantie de signer un contrat au bout et de voir son projet aboutir. Celui qui s'est levé un matin avec une idée qui va donner du boulot à plein de gens à qui il va ensuite passer le relais : les réals, les comédiens, les producteurs, ou le costumier de ce jury, par exemple.
Le dernier scénariste en date dans le jury de Cannes, c'était Emmanuel Carrère, et c'était en 2010... D'abord romancier et scénariste principalement pour la télévision mais aussi réalisateur. Disons que c'est le seul candidat représentatif à pouvoir prétendre à l'étiquette de "scénariste" exclusive.
Archives Cannes :
2012 : aucun scénariste, Nanni Moretti (réal) président.
2011 : aucun scénariste, Robert de Niro (acteur, prod) président
2010 : Emmanuel Carrère (auteur, scénariste et réal), Tim Burton (réal) président
2009 : Hanif Kureishi (auteur et réal), Isabelle Huppert (actrice) présidente
2008 : Marjane Satrapi (auteur et réal), Sean Penn (réal) président
2007 : aucun scénariste, Stephen Frears (réal) président
2006 : aucun scénariste, Kar Wai WONG (réal) président
2005 : aucun scénariste, Emir Kusturica (réal) président
2004 : aucun scénariste, Quentin Tarantino (réal) président
2003 : aucun scénariste, Patrice Chéreau (réal) président
2002 : aucun scénariste, David Lynch (réal) président
Parfois on a l'impression que le scénariste, c'est le geek du cinéma. Le mec à grosses lunettes qu'on ne veut pas avoir dans son équipe et qu'on évite d'inviter à la surboum de fin de tournage, des fois qu'il ne sache pas boire et danser... Je crois que pour un scénariste président de jury, il va encore falloir attendre !
dimanche 29 avril 2012
[THEATRE] L'enfant d'en haut : un conte en moon-boots.
écrit par Antoine Jaccoud et Ursula Meier avec la collaboration de Gilles Taurand
dialogues par Antoine Jaccoud
réalisé par Ursula Meier
Simon, 12 ans, emprunte l’hiver venu la petite télécabine qui relie la plaine industrielle où il vit seul avec sa sœur Louise, à l’opulente station de ski qui la surplombe. Là-haut, il vole les skis et l’équipement des riches touristes qu’il revend ensuite aux enfants de son immeuble pour en tirer de petits mais réguliers bénéfices.
Louise, qui vient de perdre son travail, profite des trafics de Simon qui prennent de l’ampleur et devient de plus en plus dépendante de lui...
dialogues par Antoine Jaccoud
réalisé par Ursula Meier
Simon, 12 ans, emprunte l’hiver venu la petite télécabine qui relie la plaine industrielle où il vit seul avec sa sœur Louise, à l’opulente station de ski qui la surplombe. Là-haut, il vole les skis et l’équipement des riches touristes qu’il revend ensuite aux enfants de son immeuble pour en tirer de petits mais réguliers bénéfices.
Louise, qui vient de perdre son travail, profite des trafics de Simon qui prennent de l’ampleur et devient de plus en plus dépendante de lui...
vendredi 27 avril 2012
[CINE] Le prénom : avec Patriiiiiiiiiiiiiiiiick (bien-sûr).
écrit et réalisé par Alexandre de La Patellière, Matthieu Delaporte
d'après la pièce de théâtre éponyme des mêmes auteurs.
Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance.
En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale... Mais quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos.
Je n'avais pas eu la possibilité d'aller voir la pièce, alors je suis plutôt content de pouvoir découvrir le film qui me fait penser à "Un dîner de cons" dans son rythme et les rebondissements sans parvenir à ce sommet. Le théâtre filmé n'est jamais un exercice évident, et ce film le prouve. Comment adapter un huis-clos de salon ? L'exercice est un peu maladroit en nous faisant gober la pilule par une voix-off d'entrée de jeu la bio express de tout le monde, heureusement, avec ironie et humour. Des pastilles de ci de là viennent pour nous sortir des murs.
Patrick Bruel, Valérie Benguigui, Charles Berling, Guillaume De Tonquédec jouent ensemble une belle partition bien huilée, avec brio (-Avec qui ?).
Le traitement du rebondissement final tend à délayer un peu la tension et on songe que la situation initiale du prénom n'a pas été "milkée" (pour parler un bon franglais de scénariste...) traite et traitée jusqu'à son terme.
Néanmoins, on passe un bon moment.
Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance.
En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale... Mais quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos.
Je n'avais pas eu la possibilité d'aller voir la pièce, alors je suis plutôt content de pouvoir découvrir le film qui me fait penser à "Un dîner de cons" dans son rythme et les rebondissements sans parvenir à ce sommet. Le théâtre filmé n'est jamais un exercice évident, et ce film le prouve. Comment adapter un huis-clos de salon ? L'exercice est un peu maladroit en nous faisant gober la pilule par une voix-off d'entrée de jeu la bio express de tout le monde, heureusement, avec ironie et humour. Des pastilles de ci de là viennent pour nous sortir des murs.
Patrick Bruel, Valérie Benguigui, Charles Berling, Guillaume De Tonquédec jouent ensemble une belle partition bien huilée, avec brio (-Avec qui ?).
Le traitement du rebondissement final tend à délayer un peu la tension et on songe que la situation initiale du prénom n'a pas été "milkée" (pour parler un bon franglais de scénariste...) traite et traitée jusqu'à son terme.
Néanmoins, on passe un bon moment.
mardi 24 avril 2012
Pour lui : une boite de Lexomil et au lit !
écrit par Andreas Dresen et Cooky Ziesche
réalisé par Andreas Dresen
Franck, la quarantaine, en bonne santé, apprend une terrible nouvelle qui va profondément ébranler sa vie. Comment une famille ordinaire frappée par un évènement extraordinaire va-t-elle apprendre à célébrer, pour lui, la vie avant tout ?
Dans le glauque et le sordide, 5 étoiles. Le film nous montre avec un réalisme proche du documentaire la déchéance d'un homme atteint d'une tumeur au cerveau.
Certains rôles sont interprétés par de vrais médecins ou intervenants médicaux pour mieux renforcer l'immersion dans le cinéma-vérité. De la perte de la mémoire et des troubles physiques jusqu'à la dépendance totale et aux toilettes intimes, on suit le calvaire de la famille qui doit continuer à vivre malgré tout avant de se mettre au diapason d'un mort en sursit qu'il faut suppléer en tout.
Il subsiste une toute petite étincelle quelque part nous disant "non mais c'est du cinéma, hein !". La preuve avec l'apparition de la tumeur selon le même procédé que le film de Blier "Le bruit des glaçons" qui m'a davantage plu grâce à son propos et son traitement. La preuve aussi avec le protagoniste qui se filme avec son Iphone afin de capter encore les parcelles de vie qui sont à sa portée, comme un ultime témoignage (pour qui ?).
C'est dur, c'est déprimant, donc c'est un bon film pour Cannes entre deux coupettes de champagne sur la Croisette afin de rappeler aux festivaliers que la vie c'est dur... Résultat : prix un certain regard. L'affiche nous dit : "Le film émotion de Cannes". Ah ?
Loin d'un film comme "La guerre est déclarée" plus lumineux ou "Oxygène" réaliste mais émotionnant, "Pour lui" nous prend en otage et nous oblige à nous apitoyer sur le destin d'un homme et sa chienne de vie. A part militer pour le suicide organisé et l'euthanasie, ce genre de film est au service de quel idéal, au fait ? Personnellement, je reste étranger à l'océan de douleur qu'on m'impose, je reste à ma place de spectateur du drame, sans empathie, avec juste le désir d'en finir pour aller me changer les idées. Saluons quand même les comédiens qui sont d'une justesse remarquable.
dimanche 22 avril 2012
Oxygène : convaincant malgré les défauts
Sur une idée de Hans Van Nuffel
Scénariste Jean-Claude Van Rijckeghem et Hans Van Nuffel
Réalisé par Hans Van Nuffel
Pourtant, à l’hôpital Tom est séduit par l’optimisme de Xavier qui souffre comme lui de la même maladie et il succombe à l’humour dévastateur d’Eline, une jeune patiente confinée en chambre d’isolement.
Cette double rencontre va donner à Tom un nouveau sens à sa vie.
Il faut parfois faire quelques kilomètres pour trouver ce film qui ne passe plus guère sur les écrans. Il n'y a pas encore de sortie en DVD de prévue hélas... Pour ma part, je me suis rendu près de Chantilly afin de voir ce long-métrage qu'on m'avait signalé il y a quelques mois et que je n'avais pu voir lors de sa sortie... Je n'ai pas regretté le déplacement.
jeudi 19 avril 2012
Titanic, le relief pour un petit supplément d'âme.
A quoi sert la 3D ? On se pose encore la question à chaque sortie de film. Si Avatar a été l'un des longs métrages où elle pouvait avoir un petit plus ajouté, le Titanic est dans la même veine. A grand spectacle bien filmé, la 3D ajoute un supplément d'âme. Est-ce un hasard s'il s'agit du même cinéaste ? Pas tout à fait.
Le fantasmatique paquebot qui fait encore rêver beaucoup de monde méritait bien qu'on se sente à son bord, parmi les passagers, à table avec les convives. L'illusion fonctionne, même si la "fausse" 3D n'est pas aussi convaincante qu'un film tourné en réel relief. Tous les plans d'origine n'ont pas été pensés avec le relief et la restitution de la profondeur - bien que très soignée par le maestro Cameron - n'atteint pas la perfection.
J'ai beau avoir revu le film un paquet de fois, l'émotion fonctionne toujours, pas mieux que sans la 3D. L'immersion est juste un peu meilleure. Donc pour le procédé 3D : bof. Pour le film : bravo.
Pour l'instant, l'une des meilleures expériences 3D que j'ai eu reste un film du Futuroscope tourné par Jean-Jacques Annaud "Guimet, les ailes de l'espoir" (Imax) on l'on se croyait vraiment dans l'histoire, sur la scène d'une pièce de théâtre, parmi les comédiens. Sans doute aussi parce que le procédé de 3D n'était pas utilisé comme une démonstration de savoir-faire en la matière, mais juste une manière de filmer plus naturaliste.
Le fantasmatique paquebot qui fait encore rêver beaucoup de monde méritait bien qu'on se sente à son bord, parmi les passagers, à table avec les convives. L'illusion fonctionne, même si la "fausse" 3D n'est pas aussi convaincante qu'un film tourné en réel relief. Tous les plans d'origine n'ont pas été pensés avec le relief et la restitution de la profondeur - bien que très soignée par le maestro Cameron - n'atteint pas la perfection.
J'ai beau avoir revu le film un paquet de fois, l'émotion fonctionne toujours, pas mieux que sans la 3D. L'immersion est juste un peu meilleure. Donc pour le procédé 3D : bof. Pour le film : bravo.
Pour l'instant, l'une des meilleures expériences 3D que j'ai eu reste un film du Futuroscope tourné par Jean-Jacques Annaud "Guimet, les ailes de l'espoir" (Imax) on l'on se croyait vraiment dans l'histoire, sur la scène d'une pièce de théâtre, parmi les comédiens. Sans doute aussi parce que le procédé de 3D n'était pas utilisé comme une démonstration de savoir-faire en la matière, mais juste une manière de filmer plus naturaliste.
La piste du Marsupilami : remboursez !!!
écrit par Alain Chabat et Jeremy Doner
Quand Dan Geraldo, reporter en quête de scoop, arrive en Palombie, il ne se doute pas qu’il va faire la plus incroyable des découvertes… Avec Pablito, guide local plein de ressources, ils vont aller de surprise en surprise au cours d’une aventure trépidante et surtout révéler une nouvelle extraordinaire : Le Marsupilami, animal mythique et facétieux, existe vraiment !
réalisé par Alain Chabat
"A partir de 6 ans." dit la notice du film. Et j'ajouterai : pas au delà de 7 ans.
On attendait Chabat au tournant, après son adaptation réussie d'ASTERIX ET CLEOPATRE - tant d'autres ont tenté d'adapter Gosciny sans y parvenir - on jubilait d'avance de retrouver le maître à l'oeuvre avec la richesse de l'univers de Franquin.
samedi 12 novembre 2011
On ne sait plus quoi inventer ! Adaptons...
Après les romans, les bd, les comics book, puis les mangas. Après les séries TV puis les attractions foraines Disney. Voici maintenant les jouets, jeux vidéos et même les jeux de plateau adaptés au cinéma... Les productions adaptent pour se rassurer sans que la promesse d'un succès en salle soit forcément tenue... A l'occasion de la diffusion ce soir de Assassin’s Creed Lineage sur NRJ 12, on explore la promiscuité toujours plus grande entre jeu et cinéma.
mercredi 25 août 2010
Cleveland contre Wallstreet : l'expérience troublante
Le 11 janvier 2008, la ville de Cleveland assigne en justice les 21 banques qu’elle juge responsables des saisies immobilières qui dévastent leur ville (et des frais qui en découlent). Mais les banques de Wall Street s’opposent à l’ouverture d’une procédure. Alors, ce procès qui ne viendra peut-être jamais, le réalisateur Jean-Stéphane Bron a décidé de l'organiser et de le filmer, en live, avec les vrais protagonistes... Une expérience uchronique troublante sur le fil tenu entre réalité et fiction.
On entre dans le film comme on pourrait le faire avec n'importe quel documentaire... A la mine sombre et tendue des protagonistes que l'on ne connaît pas encore, répond la décrépitude de la banlieue de Cleveland, l'une des toutes premières villes a avoir été touchée par la crise immobilière qui secoue encore les États-Unis aujourd'hui.
On entre dans le film comme on pourrait le faire avec n'importe quel documentaire... A la mine sombre et tendue des protagonistes que l'on ne connaît pas encore, répond la décrépitude de la banlieue de Cleveland, l'une des toutes premières villes a avoir été touchée par la crise immobilière qui secoue encore les États-Unis aujourd'hui.
jeudi 20 mai 2010
La Princesse de Montpensier ou de mon-pensum !
J'avais adoré La fille de d'Artagnan et je me faisais une joie de retrouver Tavernier dans un film historique, dans un autre genre.
Hélas ! Je suis sorti au bout d'une heure et quart, comme notre petit groupe d'amis scénaristes (et sans nous concerter...) je ne peux donc en dire que ce que j'en ai vu... Si "La princesse de Montpensier" doit obtenir une récompense, c'est la palme de l'ennui qu'il faut lui décerner. Dans quelques années, on le montrera peut-être dans les écoles de cinéma comme film emblématique du cinéma historique franco-français qui se regarde le nombril sans penser une seconde au spectateur...
Il n'y a rien à sauver dans ce film. Ou presque. En tout cas ni le scénario, ni les dialogues (Jean Cosmos, hélas pas au meilleur de sa forme), ni le filmage. L'histoire avance à la vitesse d'une tortue rhumatisante.
Techniquement, c'est une catastrophe. J'ai dû lire les sous-titres en anglais afin de comprendre les dialogues tellement le son était mauvais (et je n'étais pas le seul visiblement...). Les quelques sites naturels exceptionnels ne sont absolument pas mis en valeur, on se croirait dans un décor de la SFP des années 70. Les scènes de bataille sont pathétiques tant dans les moyens mis en oeuvre que dans la chorégraphie. On dirait parfois deux ivrognes qui se battent maladroitement.
C'est filmé avec les pieds, sans aucune imagination, avec une caméra tremblotante et des mouvements de grue ou de steadycam pas maîtrisés (et ce dès la première séquence pour vous mettre dans l'ambiance...). Des problèmes grossiers qu'il est impossible de ne pas détecter (en théorie) aux rushs...
Mais si c'est un parti pris, évidemment je retire ce que je viens de dire: c'est très réussi dans le genre hideux.
Côté casting, ce n'est pas franchement mieux... Wilson n'est pas super emballant, Mélanie Thierry est exaspérante, Grégoire Leprince Ringuet est comme son rôle l'exige : transparent (faut-il alors en saluer la performance ?).
Gaspard Ulliel fait ce qu'il peut pour sauver les meubles : il reste, en vérité, la seule étincelle à laquelle se raccrocher dans ce long et pénible tunnel dont heureusement j'ai trouvé l'issue de secours.
Hélas ! Je suis sorti au bout d'une heure et quart, comme notre petit groupe d'amis scénaristes (et sans nous concerter...) je ne peux donc en dire que ce que j'en ai vu... Si "La princesse de Montpensier" doit obtenir une récompense, c'est la palme de l'ennui qu'il faut lui décerner. Dans quelques années, on le montrera peut-être dans les écoles de cinéma comme film emblématique du cinéma historique franco-français qui se regarde le nombril sans penser une seconde au spectateur...
Il n'y a rien à sauver dans ce film. Ou presque. En tout cas ni le scénario, ni les dialogues (Jean Cosmos, hélas pas au meilleur de sa forme), ni le filmage. L'histoire avance à la vitesse d'une tortue rhumatisante.
Techniquement, c'est une catastrophe. J'ai dû lire les sous-titres en anglais afin de comprendre les dialogues tellement le son était mauvais (et je n'étais pas le seul visiblement...). Les quelques sites naturels exceptionnels ne sont absolument pas mis en valeur, on se croirait dans un décor de la SFP des années 70. Les scènes de bataille sont pathétiques tant dans les moyens mis en oeuvre que dans la chorégraphie. On dirait parfois deux ivrognes qui se battent maladroitement.
C'est filmé avec les pieds, sans aucune imagination, avec une caméra tremblotante et des mouvements de grue ou de steadycam pas maîtrisés (et ce dès la première séquence pour vous mettre dans l'ambiance...). Des problèmes grossiers qu'il est impossible de ne pas détecter (en théorie) aux rushs...
Mais si c'est un parti pris, évidemment je retire ce que je viens de dire: c'est très réussi dans le genre hideux.
Côté casting, ce n'est pas franchement mieux... Wilson n'est pas super emballant, Mélanie Thierry est exaspérante, Grégoire Leprince Ringuet est comme son rôle l'exige : transparent (faut-il alors en saluer la performance ?).
Gaspard Ulliel fait ce qu'il peut pour sauver les meubles : il reste, en vérité, la seule étincelle à laquelle se raccrocher dans ce long et pénible tunnel dont heureusement j'ai trouvé l'issue de secours.
mardi 18 mai 2010
Another Year : un ordinaire vraiment extra
Dans un jargon très télévisuel et un peu suranné, on dit "bouldum". Bouleversant d'humanité... Mike Leigh, le cinéaste déjà primé à Cannes par la très convoitée Palme d'or, nous revient avec Another Year, qui a été longuement applaudi à l'issue de la projection et dont nous ne cessons de faire l'éloge également... Il n'en faut pas plus pour spéculer sur les prix d'interprétation et les récompenses à venir.
Disons le tout de go : Another Year était sans doute l'un des meilleurs films vus lors de cette première semaine. Il avait relégué aussitôt Tournée d'Amalric loin derrière dans nos souvenirs et aucun autre film n'avait réussi à l'effacer de notre mémoire, et certainement pas la très mauvaise Princesse de Montpensier de Tavernier qui est venue ruiner mon dernier jour sur la Croisette...
Disons le tout de go : Another Year était sans doute l'un des meilleurs films vus lors de cette première semaine. Il avait relégué aussitôt Tournée d'Amalric loin derrière dans nos souvenirs et aucun autre film n'avait réussi à l'effacer de notre mémoire, et certainement pas la très mauvaise Princesse de Montpensier de Tavernier qui est venue ruiner mon dernier jour sur la Croisette...
lundi 17 mai 2010
Tournée : le brouillon d'un chef-d'oeuvre.
Mathieu Amalric présentait en ce début de festival de Cannes sa dernière création, en tant que comédien et réalisateur mais aussi coproducteur. Bien accueilli par le public et par la critique dans son ensemble, le film a néanmoins déconcerté par quelques failles et une place laissée à l'improvisation qui ne produit pas toujours le meilleur. Il nous restera toujours l'impression d'avoir assisté à la création d'un film sous nos yeux, avec ratures et fulgurances. Dommage : on avait tous les ingrédients pour obtenir un chef d’œuvre...
Wall street : Oliver Stone dévalué
Oliver Stone voulait dénoncer les excès du capitalisme dans son premier film sur Wall Street. Il mettait en scène un requin charismatique qui, contre toute attente, a créé des émules et des vocations. Vingt-trois ans plus tard et après une crise majeure du capitalisme, revoilà sur les écrans Michael Douglas dans la peau de Gordon Gekko, le chantre du libéralisme. Cette fois, avec la volonté affichée de dénoncer plus clairement les travers de la société. Hélas, beaucoup trop grossièrement pour que cela soit passionnant. Une façon de se donner bonne conscience ?
vendredi 12 février 2010
I Love you Phillip Morris : la tête au Carrey !
Je dois préciser une chose : je ne suis quand même pas le premierfan de Jim Carrey. Non, on ne peut pas dire... Mais je serais plutôt le second. Plus exactement, je suis en train de le devenir, et I Love You Phillip Morris n'est pas étranger à l'affaire...
« D'abord, c'était quand la dernière fois que j'ai vu Jim Carrey ? Hum ? Braqueurs amateurs de Dean Parisot (2005). Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry (2004) The Truman Show de Peter Weir (1998) et avant ça, The Mask, il y a... houlà ! Là mieux vaut ne plus compter. ».
« D'abord, c'était quand la dernière fois que j'ai vu Jim Carrey ? Hum ? Braqueurs amateurs de Dean Parisot (2005). Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry (2004) The Truman Show de Peter Weir (1998) et avant ça, The Mask, il y a... houlà ! Là mieux vaut ne plus compter. ».
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