mardi 24 avril 2012
Pour lui : une boite de Lexomil et au lit !
écrit par Andreas Dresen et Cooky Ziesche
réalisé par Andreas Dresen
Franck, la quarantaine, en bonne santé, apprend une terrible nouvelle qui va profondément ébranler sa vie. Comment une famille ordinaire frappée par un évènement extraordinaire va-t-elle apprendre à célébrer, pour lui, la vie avant tout ?
Dans le glauque et le sordide, 5 étoiles. Le film nous montre avec un réalisme proche du documentaire la déchéance d'un homme atteint d'une tumeur au cerveau.
Certains rôles sont interprétés par de vrais médecins ou intervenants médicaux pour mieux renforcer l'immersion dans le cinéma-vérité. De la perte de la mémoire et des troubles physiques jusqu'à la dépendance totale et aux toilettes intimes, on suit le calvaire de la famille qui doit continuer à vivre malgré tout avant de se mettre au diapason d'un mort en sursit qu'il faut suppléer en tout.
Il subsiste une toute petite étincelle quelque part nous disant "non mais c'est du cinéma, hein !". La preuve avec l'apparition de la tumeur selon le même procédé que le film de Blier "Le bruit des glaçons" qui m'a davantage plu grâce à son propos et son traitement. La preuve aussi avec le protagoniste qui se filme avec son Iphone afin de capter encore les parcelles de vie qui sont à sa portée, comme un ultime témoignage (pour qui ?).
C'est dur, c'est déprimant, donc c'est un bon film pour Cannes entre deux coupettes de champagne sur la Croisette afin de rappeler aux festivaliers que la vie c'est dur... Résultat : prix un certain regard. L'affiche nous dit : "Le film émotion de Cannes". Ah ?
Loin d'un film comme "La guerre est déclarée" plus lumineux ou "Oxygène" réaliste mais émotionnant, "Pour lui" nous prend en otage et nous oblige à nous apitoyer sur le destin d'un homme et sa chienne de vie. A part militer pour le suicide organisé et l'euthanasie, ce genre de film est au service de quel idéal, au fait ? Personnellement, je reste étranger à l'océan de douleur qu'on m'impose, je reste à ma place de spectateur du drame, sans empathie, avec juste le désir d'en finir pour aller me changer les idées. Saluons quand même les comédiens qui sont d'une justesse remarquable.
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