A quoi sert la 3D ? On se pose encore la question à chaque sortie de film. Si Avatar a été l'un des longs métrages où elle pouvait avoir un petit plus ajouté, le Titanic est dans la même veine. A grand spectacle bien filmé, la 3D ajoute un supplément d'âme. Est-ce un hasard s'il s'agit du même cinéaste ? Pas tout à fait.
Le fantasmatique paquebot qui fait encore rêver beaucoup de monde méritait bien qu'on se sente à son bord, parmi les passagers, à table avec les convives. L'illusion fonctionne, même si la "fausse" 3D n'est pas aussi convaincante qu'un film tourné en réel relief. Tous les plans d'origine n'ont pas été pensés avec le relief et la restitution de la profondeur - bien que très soignée par le maestro Cameron - n'atteint pas la perfection.
J'ai beau avoir revu le film un paquet de fois, l'émotion fonctionne toujours, pas mieux que sans la 3D. L'immersion est juste un peu meilleure. Donc pour le procédé 3D : bof. Pour le film : bravo.
Pour l'instant, l'une des meilleures expériences 3D que j'ai eu reste un film du Futuroscope tourné par Jean-Jacques Annaud "Guimet, les ailes de l'espoir" (Imax) on l'on se croyait vraiment dans l'histoire, sur la scène d'une pièce de théâtre, parmi les comédiens. Sans doute aussi parce que le procédé de 3D n'était pas utilisé comme une démonstration de savoir-faire en la matière, mais juste une manière de filmer plus naturaliste.

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