Pitch : Smith mène une vie tranquille sur le campus - il traîne avec sa meilleure amie, l’insolente Stella, couche avec la belle London, tout en désirant Thor, son sublime colocataire, un surfeur un peu simplet - jusqu’à une nuit terrifiante où tout va basculer. Sous l’effet de space cookies ingérés à une fête, Smith est persuadé d’avoir assisté à l’horrible meurtre de la Fille Rousse énigmatique qui hante ses rêves. En cherchant la vérité, il s’enfonce dans un mystère de plus en plus profond qui changera non seulement sa vie à jamais, mais aussi le sort de l’humanité.
Vu en DVD : "Mieux vaut tard que jamais."
Enfin... "ça, c'était avant" comme on le dit dans une pub...
Inspiré par Twin Peaks, le feuilleton qui a marqué l'enfance du réalisateur, Kaboom est un pop-corn moovie à la Scream matiné d'American Pie qui bascule assez maladroitement dans une mauvaise parodie lynchienne.
Là où Lynch nous emmène dans un univers glaçant auquel on peut croire, il n'y a aucune intention de ce genre dans Kaboom. Araki oblige...
La première partie est la vision idéalisée de la jeunesse d'aujourd'hui par un réalisateur "folle du ghetto" : pleine de couleurs, sous amphétamines, où règne un esprit festif, de liberté sexuelle totale, où la laideur n'existe pas. C'est frivole, pop et sexy, comme une publicité pour Axe. Pourquoi pas... Araki assume le fait de faire un cinéma "irresponsable", immature, de pur divertissement. Soit.
Et puis assez rapidement, on tombe dans le grand guignol avec de faux mystères qui n'arrivent pas à nous passionner, des personnages absurdes sortis d'un manga ou d'un comic-book. Une paranoïa qu'on contemple sans la partager, dommage. Le tout traité beaucoup trop sérieusement pour qu'on y voit une critique du conspirationnisme. En tous cas, le destin de ce petit monde nous indiffère royalement. On se raccroche à ce qu'on peut, la beauté magnétique des acteurs & actrices, par exemple.
Alors si on arrive à en prendre son parti, pourquoi pas, ça ne fait pas mal à l'oeil, et hélas, au cerveau non plus. Quitte à choisir de faire un cinéma gratuit dans une débauche sous acide de tout : musiques, images, sexe, etc, il aurait fallu pousser le bouchon jusqu'au bout et viser l’insolence.
Le film parait peut-être subversif pour une société américaine catho et bien sous tous rapports, mais vu de France, le film semble bien tiède et très loin de secouer le spectateur que je suis.
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