jeudi 20 mai 2010

La Princesse de Montpensier ou de mon-pensum !

J'avais adoré La fille de d'Artagnan et je me faisais une joie de retrouver Tavernier dans un film historique, dans un autre genre.

Hélas ! Je suis sorti au bout d'une heure et quart, comme notre petit groupe d'amis scénaristes (et sans nous concerter...) je ne peux donc en dire que ce que j'en ai vu... Si "La princesse de Montpensier" doit obtenir une récompense, c'est la palme de l'ennui qu'il faut lui décerner. Dans quelques années, on le montrera peut-être dans les écoles de cinéma comme film emblématique du cinéma historique franco-français qui se regarde le nombril sans penser une seconde au spectateur...

Il n'y a rien à sauver dans ce film. Ou presque. En tout cas ni le scénario, ni les dialogues (Jean Cosmos, hélas pas au meilleur de sa forme), ni le filmage. L'histoire avance à la vitesse d'une tortue rhumatisante.

Techniquement, c'est une catastrophe. J'ai dû lire les sous-titres en anglais afin de comprendre les dialogues tellement le son était mauvais (et je n'étais pas le seul visiblement...). Les quelques sites naturels exceptionnels ne sont absolument pas mis en valeur, on se croirait dans un décor de la SFP des années 70. Les scènes de bataille sont pathétiques tant dans les moyens mis en oeuvre que dans la chorégraphie. On dirait parfois deux ivrognes qui se battent maladroitement.

C'est filmé avec les pieds, sans aucune imagination, avec une caméra tremblotante et des mouvements de grue ou de steadycam pas maîtrisés (et ce dès la première séquence pour vous mettre dans l'ambiance...). Des problèmes grossiers qu'il est impossible de ne pas détecter (en théorie) aux rushs...
Mais si c'est un parti pris, évidemment je retire ce que je viens de dire: c'est très réussi dans le genre hideux.

Côté casting, ce n'est pas franchement mieux... Wilson n'est pas super emballant, Mélanie Thierry est exaspérante, Grégoire Leprince Ringuet est comme son rôle l'exige : transparent (faut-il alors en saluer la performance ?).

Gaspard Ulliel fait ce qu'il peut pour sauver les meubles : il reste, en vérité, la seule étincelle à laquelle se raccrocher dans ce long et pénible tunnel dont heureusement j'ai trouvé l'issue de secours.

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