Une frénétique bande de clowns sert le texte original, improvisant ça et là quand il faut jouer avec le public. C'est enlevé, drôle, inventif. Costumes, maquillages et mise en scène : tout nous convie à la communion avec les acteurs.
Ceux-ci nous emmènent dès l'arrivée dans la salle dans leur délire et ce jusqu'au point d'orgue dramatique de la pièce qui nous cueille par l'émotion après tant de bonne humeur et de drôlerie.
Quelle belle addition de talents en scène ! Le burlesque est un art difficile que maîtrise sur le bout de leur nez rouge tous les comédiens de la pièce. Cette mise en espace et ce parti-pris rend la pièce accessible à un jeune public même s'il n'en perçoit pas toutes les subtilités, idéal pour un premier contact avec le théâtre.
Le succès d'Avignon 2012 continue sur scène les Week-Ends et c'est VRAIMENT à ne pas manquer !
Auteur : Edmond Rostand
Artistes : Damien Luce, Stéphanie Lassus-Debat, Mélanie Le Duc, Damien Henno, Guillaume Charbuy, Thierry Victor, Éric Allard-Jacquin, Maxime Perrin, Marta Power Luce, Delphine Latil
Metteur en scène : Damien Luce
au Petit Théâtre des Variétés
http://www.billetreduc.com/86133/evt.htm?nr=1
mercredi 27 février 2013
jeudi 7 février 2013
[SCENES] Chapeau baTs !
Spécialiste de l'auto-dérision et de l'humour acide, Guillaume Bats prouve que même en faisant 1m40, on peut voir les choses de haut ... Après avoir été découvert sur France 2 en duo avec Jeremy Ferrari, Guillaume Bats monte sur scène avec son premier One Man Show.
Vues mes quelques critiques, vous pouvez voir que je suis cash... et pas forcément facile à satisfaire (un bon texte au minimum, please...) Et bien là : 10/10. Meilleure note ever... Pourquoi ? Parce que j'avais la langue sèche à force de garder la bouche ouverte pour rire.
Chaque vanne fait mouche ou presque et Guillaume souligne avec humour et décontraction celles qu'il foire ou qui tombe à plat, on s'en amuse. Il nous a mis dans sa poche dans les deux premières minutes.
Un texte imparable, drôle de bout en bout. Jusqu'au joli moment d'émotion vers la fin avec la reprise de la chanson de Fernandel, fort à propos.
Guillaume Bats revient sur son parcours de handicapé avec causticité, dédramatise, met d'emblée tout le monde à l'aise pour ce qui pourrait ressembler à une curiosité ou une attraction foraine. Pas du tout. Guillaume Bats est un vrai comédien, talentueux, comme touché la grâce, à l'aise dans un exercice de stand-up mené tambour battant, où d'autres se cassent parfois la figure chaque soir à deux pas de là dans un temple du stand-up.
Sous le texte et jusque dans les intonations, la rythmique, on entend parfois Jérémy Ferrari. Peut-être faudra-t-il encore quelques semaines pour que Guillaume trouve sa propre musique. Il est vrai que Ferrari possède ce don de rire du plus douloureux, du plus tragique, de faire marrer avec des horreurs, le glauque. La recette fonctionne avec Guillaume Bats qui ajoute ce supplément d'âme et de personnalité poussant l'auto-dérision à son paroxysme.
Guillaume Bats est l'une des découvertes de On ne Demande qu'à en Rire (France2) pour ses participations dans des sketchs. Sur scène, il fait la démonstration que ses épaules ne sont pas si fragiles que la science le prétend. Chapeau baTs. On en redemande !
Co-écrit et mis en scène par Jérémy Ferrari.
Billetreduc
Vues mes quelques critiques, vous pouvez voir que je suis cash... et pas forcément facile à satisfaire (un bon texte au minimum, please...) Et bien là : 10/10. Meilleure note ever... Pourquoi ? Parce que j'avais la langue sèche à force de garder la bouche ouverte pour rire.
Chaque vanne fait mouche ou presque et Guillaume souligne avec humour et décontraction celles qu'il foire ou qui tombe à plat, on s'en amuse. Il nous a mis dans sa poche dans les deux premières minutes.
Un texte imparable, drôle de bout en bout. Jusqu'au joli moment d'émotion vers la fin avec la reprise de la chanson de Fernandel, fort à propos.
Guillaume Bats revient sur son parcours de handicapé avec causticité, dédramatise, met d'emblée tout le monde à l'aise pour ce qui pourrait ressembler à une curiosité ou une attraction foraine. Pas du tout. Guillaume Bats est un vrai comédien, talentueux, comme touché la grâce, à l'aise dans un exercice de stand-up mené tambour battant, où d'autres se cassent parfois la figure chaque soir à deux pas de là dans un temple du stand-up.
Sous le texte et jusque dans les intonations, la rythmique, on entend parfois Jérémy Ferrari. Peut-être faudra-t-il encore quelques semaines pour que Guillaume trouve sa propre musique. Il est vrai que Ferrari possède ce don de rire du plus douloureux, du plus tragique, de faire marrer avec des horreurs, le glauque. La recette fonctionne avec Guillaume Bats qui ajoute ce supplément d'âme et de personnalité poussant l'auto-dérision à son paroxysme.
Guillaume Bats est l'une des découvertes de On ne Demande qu'à en Rire (France2) pour ses participations dans des sketchs. Sur scène, il fait la démonstration que ses épaules ne sont pas si fragiles que la science le prétend. Chapeau baTs. On en redemande !
Co-écrit et mis en scène par Jérémy Ferrari.
Billetreduc
samedi 2 février 2013
[MIAM] Chant de l'heure à la chandeleur !
Mais non, mais non : pour la pâte à crêpes, pas besoin de proportions, de mesure, de balance... Il y a plus simple et plus rapide !
Ma recette
Un oeuf + un oeuf par personne, on bat avec un fouet comme une omelette.
On ajoute la farine en pluie progressivement jusqu'à saturer complètement les oeufs. La pâte obtenue colle et se met en boule à l'intérieur du fouet, elle se déchire en filaments quand on tourne énergiquement.
Pour chaque oeuf, on ajoute une cuillère à café d'huile ou de beurre fondu.
Pour chaque oeuf, on ajoute une cuillère à café rase de sucre (semoule ou cassonade).
Puis on détend le mélange obtenu en fouettant avec du lait à température ambiante jusqu'à obtenir la consistance de la pâte à crêpes : liquide donc, mais épaisse.
On ajoute une pincée de sel.
Éventuellement : on ajoute une rasade de bière et on laisse reposer 15 mn si possible (mais ce n'est pas obligatoire). La levure de bière va légèrement aérer la pâte. On peut remplacer par quelques pincées de levure chimique.
On complète avec une rasade de rhum pour le goût au moment de cuire, ou de maresquin, ou sans alcool si vous jugez que la fête est plus folle.
Vive la chandeleur ! :)
L'intérêt de cette recette est de pouvoir faire une pâte rapidement. Le fait de détendre une pâte au lait garantit une recette sans grumeaux.
Ma recette
Un oeuf + un oeuf par personne, on bat avec un fouet comme une omelette.
On ajoute la farine en pluie progressivement jusqu'à saturer complètement les oeufs. La pâte obtenue colle et se met en boule à l'intérieur du fouet, elle se déchire en filaments quand on tourne énergiquement.
Pour chaque oeuf, on ajoute une cuillère à café d'huile ou de beurre fondu.
Pour chaque oeuf, on ajoute une cuillère à café rase de sucre (semoule ou cassonade).
Puis on détend le mélange obtenu en fouettant avec du lait à température ambiante jusqu'à obtenir la consistance de la pâte à crêpes : liquide donc, mais épaisse.
On ajoute une pincée de sel.
Éventuellement : on ajoute une rasade de bière et on laisse reposer 15 mn si possible (mais ce n'est pas obligatoire). La levure de bière va légèrement aérer la pâte. On peut remplacer par quelques pincées de levure chimique.
On complète avec une rasade de rhum pour le goût au moment de cuire, ou de maresquin, ou sans alcool si vous jugez que la fête est plus folle.
Vive la chandeleur ! :)
L'intérêt de cette recette est de pouvoir faire une pâte rapidement. Le fait de détendre une pâte au lait garantit une recette sans grumeaux.
[SCENES] 3 lits pour 8, ou pour 9 : j'ai dormi.
Attiré par le nom d'Alan Ayckbourn et celui de Jean-Luc Moreau, j'ai été un peu atterré par la vacuité de la pièce. Un pitch assez pauvre donne lieu à une comédie du même tonneau, sans souffle, sans imagination. Après les films formatés pour la télé, voici le théâtre formaté par la télé, avec ses faux airs de "Scènes de ménages" (M6) jusqu'à l'emploi d'Annick Blancheteau qui ressemble beaucoup physiquement à Marion Game. Avec aussi peu de choses à défendre, pas de réel conflit, beaucoup de péripéties inutiles, il est difficile d'arriver à faire une bonne pièce, dont le comique ne se résume pas à des jérémiades, des cris, des jeux de scène outranciers et autres artifices pour faire s'esclaffer le public. Du gros boulevard qui tâche, en somme...
C'est dommage, parce que la distribution est plutôt intéressante : Annick Blancheteau, Bernard Alane, ou Marie Montoya notamment.
La pièce ne mérite pas qu'on s'y arrête... Le public ne semble pas s'y presser vraiment vu le nombre de contre-marque de réductions...
Billetreduc
Auteur : Alan Ayckbourn, Victor Lanoux
Artistes : Bernard Alane, Annick Blancheteau, Jean-Christophe Barc, Juliette Meyniac, Marie Montoya, Pierre-Olivier Mornas, Mathilde Penin, Dimitri Rataud
Metteur en scène : Jean-Luc Moreau
Billetreduc
Auteur : Alan Ayckbourn, Victor Lanoux
Artistes : Bernard Alane, Annick Blancheteau, Jean-Christophe Barc, Juliette Meyniac, Marie Montoya, Pierre-Olivier Mornas, Mathilde Penin, Dimitri Rataud
Metteur en scène : Jean-Luc Moreau
vendredi 1 février 2013
[SCENES] Le piano rigolo d'Alain Bernard
Alain Bernard nu en slip de bain. Voilà de quoi tromper les moteurs de recherche... Mais si vous cherchiez un nageur, vous vous êtes fait avoir ! Pour je vous conseille vivement d'aller voir son homonyme chantant et pianotant sur les claviers, en étant habillé, ça vaut le détour !
Piano Rigoletto
mis en scène par Pascal Légitimus
de Alain Bernard, Jean-Claude Islert, Pascal Légitimus
Alain Bernard est un pianiste accompli, il en joue, et il en "joue". C'est drôle, enlevé, renouvelé : on ne se lasse pas une seconde dans ces grands détournements et des démonstrations. Bon, j'attends avec impatience que Alain Bernard me dise où il a vu des calanques à Montluçon ! Pour aller nager dans la calanques en partant de Montluçon, y'a pas intérêt de traîner en route ! :) Il est vrai qu'Alain Bernard est un grand nageur... En revanche des quincailliers comme Pelissier, on en connaît ! Ce spectacle laisse un agréable souvenir et on se surprend à chantonner le lendemain les conneries entendues la veille, c'est bon signe. A ne pas manquer lors de la reprise en mars 2013 !
Billetreduc
jeudi 31 janvier 2013
[SCENES] Renaissance : une composition étonnante.
Musique, chant lyrique, projection vidéo, comédie, mélo, philosophie... Il y a un peu de tout cela dans le spectacle très imaginatif de Michel Podolak, écrit par Frédéric Lenoir. Un spectacle qui emprunte parfois à l'expérimental en usant par exemple d'un Karlax. Pour autant, malgré parfois quelques effets de mise en scène un peu lourds (rideaux & voiles plutôt que noirs, didgeridoo trop récurrent...) qui ont tendance à ralentir le rythme, on suit sans peine un fil conducteur tenu mais qui ne lasse pas.
Le propos est une large réflexion sur l'homme moderne, sur la quête de sens qui taraude beaucoup d'entre nous dans ce monde de plus en plus complexe et âpre. Qu'est-ce qui constitue notre essentiel ? Le progrès est-il toujours bon pour l'homme ? Est-ce une nouvel ère qui s'ouvre, une renaissance...? Quelle place pour l'amour dans cette virtualité, pour l'humain dans le numérique dans le consumérisme ? Ce ne sont que quelques questions seulement parmi les nombreux thèmes abordés, traités, effleurés, soulevés.
La pièce est servie par d'excellents comédiens-chanteurs et musiciens (parfois les trois à la fois). Mention spéciale aux rôles principaux Estelle Boin et Luc-Emmanuel Betton, aussi juste en chant qu'en comédie. Luc-Emmanuel pourrait être, par la ressemblance physique, le talent et la folie, le jeune frère de Laurent Laffite, étonnant de virtuosité, il chante, danse, joue la comédie en même temps que de la contrebasse... Ils sont accompagnés de chanteurs lyriques et comédiens, Jean-Claude Sachot par exemple, qu'on a plus l'habitude d'entendre (grande voxographie de films et séries.) qui incarne Socrate.
Prisonnière d'elle-même et de la démesure de son époque, Stella, trentenaire, est incapable de vivre l'instant présent. Socrate et Léonard de Vinci, ces géants du passé qui osèrent rêver le monde et accompagner l'homme, viennent éclairer sa quête de sens. Confrontée à un dérèglement technologique - celui aussi de sa propre voix de chanteuse lyrique -, symbole de notre humanité qui ne semble plus maîtriser sa destinée, l’héroïne découvrira comment l’homme peut, et doit, rester maître de la technique et de son destin.
Si le texte pose de nombreuses questions, il apporte peu de réponses en revanche à l'image de notre société qui survole les notions, zappe en permanence, rebondit d'un média à l'autre sans prendre le temps de la réflexion. Ce n'est pas là, la moindre de ses contradictions. Il y a dans Renaissance, matière à faire de nombreux autres spectacles, à nourrir et impulser différents débats. Mais c'est déjà un succès que d'avoir réussi à nous y inviter par cette jolie expérience théâtrale un peu foutraque.
Renaissance - http://www.renaissance2043.com/renaissance/le-spectacle/renaissance/
Billet-reduc
Le propos est une large réflexion sur l'homme moderne, sur la quête de sens qui taraude beaucoup d'entre nous dans ce monde de plus en plus complexe et âpre. Qu'est-ce qui constitue notre essentiel ? Le progrès est-il toujours bon pour l'homme ? Est-ce une nouvel ère qui s'ouvre, une renaissance...? Quelle place pour l'amour dans cette virtualité, pour l'humain dans le numérique dans le consumérisme ? Ce ne sont que quelques questions seulement parmi les nombreux thèmes abordés, traités, effleurés, soulevés.
La pièce est servie par d'excellents comédiens-chanteurs et musiciens (parfois les trois à la fois). Mention spéciale aux rôles principaux Estelle Boin et Luc-Emmanuel Betton, aussi juste en chant qu'en comédie. Luc-Emmanuel pourrait être, par la ressemblance physique, le talent et la folie, le jeune frère de Laurent Laffite, étonnant de virtuosité, il chante, danse, joue la comédie en même temps que de la contrebasse... Ils sont accompagnés de chanteurs lyriques et comédiens, Jean-Claude Sachot par exemple, qu'on a plus l'habitude d'entendre (grande voxographie de films et séries.) qui incarne Socrate.
Prisonnière d'elle-même et de la démesure de son époque, Stella, trentenaire, est incapable de vivre l'instant présent. Socrate et Léonard de Vinci, ces géants du passé qui osèrent rêver le monde et accompagner l'homme, viennent éclairer sa quête de sens. Confrontée à un dérèglement technologique - celui aussi de sa propre voix de chanteuse lyrique -, symbole de notre humanité qui ne semble plus maîtriser sa destinée, l’héroïne découvrira comment l’homme peut, et doit, rester maître de la technique et de son destin.
Si le texte pose de nombreuses questions, il apporte peu de réponses en revanche à l'image de notre société qui survole les notions, zappe en permanence, rebondit d'un média à l'autre sans prendre le temps de la réflexion. Ce n'est pas là, la moindre de ses contradictions. Il y a dans Renaissance, matière à faire de nombreux autres spectacles, à nourrir et impulser différents débats. Mais c'est déjà un succès que d'avoir réussi à nous y inviter par cette jolie expérience théâtrale un peu foutraque.
Renaissance - http://www.renaissance2043.com/renaissance/le-spectacle/renaissance/
Billet-reduc
[SCENES] Une belle surprise au poste
Une nuit au poste
Au Studio Marie Bell (Théâtre du Petit Gymnase)
Ecrit par : Eric Rouquette
Mis en scène par : Jeremy Azencott
Deux jeunes comédiennes (Sandy Besse, Victoria Olloqui) donnent une variation sur le mode chien et chat d'une assez bonne facture. L'une est fille à maman riche autant qu'absente. L'autre est devenue délinquante après avoir rompu les ponts avec sa famille. Evidemment, en d'autres circonstances, ces deux-là ne se seraient jamais rencontrées... La pièce est une comédie douce-amère qui confronte la bourgeoise casse-bonbons et la tête de mule écorchée vive lors d'une improbable garde à vue. Le texte est assez juste et réserve son lot de bonnes réparties, sans être follement original. Chacune dans leur archétype, les deux comédiennes se débrouillent plutôt bien. Le rôdage viendra certainement apporter sans doute un peu plus de justesse dans les intentions parfois et gommer quelques petits défauts de mise en scène. Une bonne surprise qui mérite qu'on y consacre sa soirée. Billet-reduc.
Au Studio Marie Bell (Théâtre du Petit Gymnase)
Ecrit par : Eric Rouquette
Mis en scène par : Jeremy Azencott
Deux jeunes comédiennes (Sandy Besse, Victoria Olloqui) donnent une variation sur le mode chien et chat d'une assez bonne facture. L'une est fille à maman riche autant qu'absente. L'autre est devenue délinquante après avoir rompu les ponts avec sa famille. Evidemment, en d'autres circonstances, ces deux-là ne se seraient jamais rencontrées... La pièce est une comédie douce-amère qui confronte la bourgeoise casse-bonbons et la tête de mule écorchée vive lors d'une improbable garde à vue. Le texte est assez juste et réserve son lot de bonnes réparties, sans être follement original. Chacune dans leur archétype, les deux comédiennes se débrouillent plutôt bien. Le rôdage viendra certainement apporter sans doute un peu plus de justesse dans les intentions parfois et gommer quelques petits défauts de mise en scène. Une bonne surprise qui mérite qu'on y consacre sa soirée. Billet-reduc.
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